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À sec, à flot — comprendre les deux extrêmes de l’eau Ouvrir la carte
Après la sécheresse

Ma maison fissure. Voici l’ordre des choses.

Une fissure due au retrait-gonflement des argiles ne ressemble pas à une inondation : rien ne se voit en un jour, et c’est vous qui devrez prouver que le sol a travaillé. Deux choses se jouent en parallèle — la reconnaissance de votre commune en catastrophe naturelle, sur laquelle vous n’avez qu’une prise indirecte, et votre propre dossier, que vous pouvez commencer aujourd’hui.

EN 3 MINUTES 30

Une fissure : grave ou pas ?

Les signes qui alertent, les premiers gestes, les causes autour de la maison et les solutions simples, la mairie, l’assureur : racontés dans une maquette de papier. Votre assureur et votre mairie font foi.

Le film complet3 MIN 30 · SOUS-TITRES DISPONIBLES
Les bons réflexes48 S · FORMAT TÉLÉPHONE

Aussi sur YouTube : le film · la version courte

LES DÉLAIS, D’UN COUP D’ŒIL
Dès les fissures
photos datées, un réglet contre la fissure ; signalez-vous en mairie
≤ 24 mois
après le début de la sécheresse : la mairie demande la reconnaissance
L’arrêté au JO
la décision de l’État, commune par commune, souvent l’année suivante
+ 30 jours max
après l’arrêté : déclarer à l’assureur, avec vos photos datées
≤ 1 mois
l’assureur vous informe et missionne un expert s’il le juge utile
≤ 1 mois
après le rapport ou votre état estimatif : proposition d’indemnisation
≤ 2 mois
après votre état estimatif : une provision, en tout état de cause
≤ 21 jours
après votre accord : le paiement

Avant l’arrêté, attendez pour déclarer : c’est le conseil des associations de sinistrés. L’assureur ne peut rien indemniser avant, et une déclaration ancienne peut servir à situer vos fissures en dehors de la période reconnue. Le délai de 30 jours ne court qu’à partir de la publication.

Commune non reconnue ? Elle peut redemander la reconnaissance l’année suivante : un refus n’est pas définitif.

Délai de déclaration passé de 10 à 30 jours au 1er janvier 2023 (article L125-2 du code des assurances) ; délai de la demande communale porté à 24 mois (article L125-1). Il court à partir de la publication de l’arrêté, pas de l’apparition des fissures.

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Dater et mesurer, avant tout le reste

Une fissure stable et fine est fréquente et ne prouve rien. Ce qui compte pour un expert, c’est qu’elle évolue. Sans trace de cette évolution, votre dossier repose sur votre seule parole.

Ce qui oriente vers l’argile plutôt que vers un simple tassement : des fissures en escalier qui suivent les joints, plus larges en haut qu’en bas, souvent aux angles des ouvertures, et qui s’ouvrent en fin d’été pour se refermer partiellement l’hiver.
2

Vérifier où en est votre commune

L’indemnisation au titre des catastrophes naturelles suppose un arrêté ministériel qui nomme votre commune et l’épisode de sécheresse concerné. Sans arrêté, la garantie ne s’ouvre pas — quelle que soit la réalité de vos fissures.

Si votre commune n’a pas demandé la reconnaissance, c’est au maire de le faire. Une demande portée par plusieurs foyers pèse plus qu’une démarche isolée : c’est la raison d’être des associations de sinistrés.

3

Déclarer à l’assureur

Par écrit, avec accusé de réception. Joignez vos photos datées, la description des désordres et leur effet sur l’usage du logement.

Depuis le décret du 5 février 2024, la garantie ne couvre que les désordres qui compromettent la solidité du bâtiment ou entravent son usage normal. Décrire précisément ce que vous ne pouvez plus faire — une pièce devenue inutilisable, une porte condamnée, une infiltration par une fissure traversante — compte donc autant que les photos.
L’indemnité est affectée aux travaux. Le même décret impose qu’elle serve effectivement à la réparation des désordres indemnisés. Ce n’est pas une somme libre.
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L’expertise

L’assureur mandate un expert. Il travaille pour l’assureur, pas pour vous — ce qui ne veut pas dire qu’il soit hostile, mais que vous devez venir préparé.

Le décret de 2024 encadre désormais le déroulement, le contenu et les délais des expertises RGA, et prévoit des sanctions administratives. Une expertise conduite sur simple photo ou en visioconférence, sans venue sur place, peut être contestée.
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En cas de refus

Un refus n’est pas la fin. Trois voies existent, et elles se cumulent.

Et si la commune n’est jamais reconnue ?

C’est la situation la plus dure, et elle est fréquente. La garantie catastrophe naturelle reste fermée, mais votre maison, elle, continue de bouger. Deux choses restent utiles : stabiliser l’humidité au pied des murs — gouttières, écoulements, végétation — parce que c’est le battement sec-humide qui fait travailler l’argile, et faire réaliser une étude de sol, qui servira aussi bien à une future demande qu’à dimensionner une reprise.

SEDIPEC, éditeur de ce site, oriente ces situations vers Koudepouce, son partenaire pour les fissures liées à la sécheresse. Vous n’avez aucune obligation d’y recourir : les associations ci-dessus sont indépendantes et gratuites.

Sources. Article L125-2 du code des assurances (délai de déclaration de 30 jours, porté de 10 à 30 jours au 1er janvier 2023) · ordonnance n° 2023-78 du 8 février 2023 relative à l’indemnisation des désordres causés par le retrait-gonflement des argiles · décret n° 2024-82 du 5 février 2024 fixant les conditions d’indemnisation, applicable aux sinistres survenus à compter du 1er janvier 2024 · circulaire interministérielle du 29 avril 2024 assouplissant les critères de reconnaissance. Vérifié le 1er septembre 2026. Cette page décrit une procédure ; elle ne remplace pas un conseil juridique.